Deux mois déjà…

Et voilà, deux mois que nous avons passé la citadelle de Port-Louis, après deux ans de balades et avec l’impression de revenir d’un week-end à Groix…

Le mois qui a suivi, nous sommes allés nous promener dans le golfe du Morbihan, laissant Galopin mouillé tout un week-end devant l’île Longue pendant que nous étions invités ailleurs.

Nous avons ensuite visité l’île d’Arz, monté jusqu’à l’île de Houat où nous avons retrouvé Kristel et Alain le temps d’une petite journée, puis nous sommes redescendus en tirant des bords jusqu’à Lorient. L’occasion de constater que, décidément, les voiles de Galopin n’en peuvent plus : nous avons mis douze heures à atteindre Lorient, ne parvenant plus à serrer correctement le vent avec nos toiles défoncées… sur le fond, on a fait du deux nœuds à l’heure !

Puis Galopin est resté une semaine au Kernevel avant de rejoindre Lorient. Une dernière sortie familiale à Groix :

Puis nous avons pris nos quartiers d’hiver dans l’avant-port où notre bateau bien fatigué restera désormais amarré jusqu’à sa future sortie d’eau.

Depuis on a la tête dans le guidon. Audrey a fait sa rentrée fin Août, dans une école maternelle de Lanester. Moi j’ai temporisé un peu, le temps d’aménager un fourgon et de faire les nombreuses démarches nécessaires à la reprise de notre vie de terrien. Je n’ai repris le travail que début octobre.

Alors, dure, la reprise ? À vrai dire, on n’appréhendait pas vraiment : nous tournons certes une très belle page, mais on continue d’écrire sur la suivante ! Pour le moment, nous organisons notre vie pour les prochaines années. Du boulot, et un fourgon aménagé pour la liberté.

Car si nous vivons toujours à bord, ce n’est pas appelé à durer : nous allons garder Galopin, mais en lui faisant une rénovation profonde. Il l’a bien mérité : notre esquif a déjà plus de trente ans, et ces deux dernières années ont été intensives.

15 000 miles, ou 25 000 km. Soit dix ans d’utilisation normale d’un voilier ! Quand nous sommes partis, le bateau n’était pas neuf et, sur de nombreuses choses, j’avais estimé qu’elles tiendraient bien un an… et elles en ont tenus deux !

Mais Galopin fait peine à voir : la peinture de coque est cuite, un hublot dégueule de la rouille, l’impact de la pirogue en quittant la Gambie est bien visible, les tauds sont fatigués, la capote est bonne à jeter, les bois du cockpit font grise mine, et je ne parle même pas de l’état des vernis dans le bateau… Du coté des voiles, si la grand-voile est encore en bon état il lui manque deux lattes, la trinquette est défoncée, et je suis à vrai dire étonné que le génois soit arrivé à Lorient sans se déchirer tellement il est cuit : c’est la bande anti-UV qui tient la bordure, la toile part en morceaux dessous ! Rajoutons que notre  » parc à batterie  » n’en comporte plus qu’une, et que la cuisinière est HS…

Bref, on a du boulot, mais rien d’insurmontable. On a déjà un hangar où rentrer Galopin, mais il reste à trouver une entreprise pour l’y amener et lui en faire passer la porte, et surtout l’argent pour payer la manœuvre : après deux ans la caisse de bord hurle à la mort. Nous allons donc attendre patiemment qu’elle se refasse une santé, ce qui ne devrait heureusement pas prendre trop de temps avec deux salaires et pratiquement la même vie qu’en voyage…

Puis :
-Nous mettrons la coque d’acier à nu pour la repeindre intégralement ;
-Tous les hublots seront changés ;
-Il faudra probablement refaire le voile de dérive, qui n’est plus étanche et doit donc être bouffé de l’intérieur : on verra au démontage ;
-L’aménagement sera remonté en le modernisant : peinture blanche sur pas mal de pièces, remplacement de la cuisinière… et pour le reste on ne change rien il est parfait pour nous !
-Remplacement des haubans, changement du génois, et réflexion sur notre voile d’étai largable : on remplace la trinquette ou on en fait faire une spécialement pour le près serré ?

Tout ces travaux seront réalisés tranquillement, et devraient nous prendre deux ans. Et après ? Et bien, on verra ! Nous voulons (bien évidemment !) repartir, reste encore à déterminer le trajet. Deux idées surnagent pour le moment : un voyage d’un an en méditerranée, et un projet nettement plus balèze passant très (très)(beaucoup) au nord… Tout reste à voir, dans tous les cas nous avons devant nous plusieurs années pour y songer !

Et pour le site ? Et bien, les balades vont sérieusement se calmer vu que les cigales vont redevenir fourmis. Mais je posterai tout de même d’autres virées, cette fois en fourgon.

Alors donc, et pour encore longtemps j’espère : à suivre !

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