Relais d’alerte

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** avis d’inquiétude [voilier RED HEOL, Portugal > Açores]
AVIS D’INQUIÉTUDE – VOILIER RED HEOL
publié le 20 juillet 2016 12:22

Bonjour à tous,

Relayons un avis d’inquiétude pour le voilier Largo 38 RED HEOL de 11,5m en aluminium coque jaune parti de leixoes (Portugal) le 7 juillet en direction de l’archipel des Açores et n’ayant donné aucune nouvelles depuis.

Le voilier est mené en solitaire par un homme de 64 ans.

Indicatif d’appel VHF: FAC9187

Si vous empruntez cette route maritime ou connaissez un équipage sur zone, merci de communiquer l’information et de prevenir le CROSS gris nez en charge de l’opération si vous repérez ce voilier

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Faial, et retour

Nous voici donc depuis quelques jours dans la grande marina de Horta, dernière escale avant les Glénans. Nous y avons retrouvé Les Alégria, les Love Boat et même Edelwen, et tout un petit monde qui se prépare à traverser. C’est donc toujours autant la foire, on se lâche avant de rentrer et les matins sont parfois un peu rudes !

Nous y réceptionnons mon vieux copain Laurent, notre équipier pour la dernière ligne droite :

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Nous parvenons tout de même à effectuer nos balades habituelles, en prévoyant le coup la veille🙂
La caldeira, avec retour à Horta à pattes, avec Sarah de Love Boat :

Sur le retour, nous voyons une bonne femme sortir à sa fenêtre avec deux coupes de chocolat à la main. En rigolant, je m’approche en disant « ho merci ! »… Et bien c’était vraiment pour nous ! Incroyable, on se retrouve avec une coupe, une bière, et même un pot de confiture maison !

L’accueil des Açoriens est vraiment incroyable… Un bémol tout de même : le stop fonctionne très mal, au final nous utiliserons beaucoup les taxis, heureusement très peu chers.

Nous irons aussi visiter la pointe est. Elle a été le théâtre d’une éruption en 1957, qui a agrandi l’île et rendu inutile un phare :

Ils ont d’ailleurs un problème avec leurs phares sur cette île, comme nous le découvrirons sur la pointe ouest où c’est cette fois un tremblement de terre qui a quelque peu abimé ce bâtiment :

Pour le reste… Entre les fiestas et la préparation du bateau, on ne s’ennuie vraiment pas !

Il est de tradition, en escale à Horta, de laisser un dessin sur le quai. Nous nous y mettons donc, malgré nos capacités en dessins à peu près nulles !

Mais le temps passe, malgré tout… Et il est temps d’en finir : après un gros avitaillement et d’ultime achats, nous mettons le cap vers la France, salué par les copains qui restent encore quelques jours. Cap plein nord, au moteur pour franchir l’anticyclone bien balèze et bien dans notre sud. Galopin navigue sur un véritable lac :

Nous parvenons parfois à faire un peu de voile, moteur coupé… Jusqu’au quatrième jour : Le vent tombe, Audrey tente de redémarrer le moteur… et rien ne se passe. On s’aperçoit que les instruments font des choses bizarres, que le pilote électrique ne réagit plus beaucoup, et que le frigo ne parvient plus à démarrer. Le verdict tombe très vite : nos batteries viennent de lâcher totalement.

Nous apprendrons plus tard que ces batteries modernes, sans entretien, ne préviennent pas avant de lâcher. Je n’ai donc rien vu venir, même si nous en avions déjà débarquées deux à Sao Jorge : les deux restantes étant encore bonnes, je ne m’étais pas inquiété… Nous sommes à neuf cent cinquante milles des Glénans, sans plus aucune électricité !

Bilan ?

-Plus de moteur, il va falloir tirer parti du moindre souffle pour atteindre notre destination ; probablement Groix où nous pourrons nous faire remorquer dans le port et racheter une batterie (après deux ans de voyage, il est totalement hors de question de se faire remorquer dans la rade de Lorient ! ). Heureusement que nous avons fait réparer le Gennaker à Horta…
-Plus d’instruments. Nous naviguerons avec le GPS de secours, en l’allumant le moins possible, et avec… la boussole de plongée, vu que le compas de Galopin est électrique !
-Plus de pilote, mais nous avons le régulateur d’allure. Il nous faudra cependant barrer lorsque le vent sera trop faible, mais rien de vraiment difficile.
-Plus de VHF fixe. Nous parviendront cependant à bricoler la VHF portable pour la faire fonctionner sur une pile 9V.
-Vraiment gênant, plus de feux de nav : il nous faudra être très attentifs dans les rails de cargos, surtout que notre AIS aussi est en panne. Nous avons cependant de bonnes lampes torches et des feux de secours chimiques, pour la dernière nuit près des côtes.

Et de toutes façons, on a pas le choix, alors haut les cœurs ! Nous mettrons dix jours, après cette panne, pour atteindre Groix avec un vent généralement portant mais plutôt faible. On a fait pas mal de manœuvres, envoi du spi, du Gennaker… On aura réussi à marcher, même lentement, presque tout le temps, avec juste une ou deux journées de pétole.

Et si l’on ajoute que notre vieille cuisinière à pétrole a rendu l’ame, vous comprendrez que cette transat aura eu des relents de MacGiver !

Les deux dernières nuits, avec très peu de vent, auront vraiment été longues… Mais enfin, nous nous présentons devant Port-Tudy. On nous remorque dans l’avant port… Et voilà !

Deux ans de voyage… Et le sentiment d’être partis la veille !

Le lendemain Galopin repasse la citadelle, puis rentre dans la marina du Kernevel. Nous avons mis nos drapeaux de courtoisie à l’arrière, et ils prennent ainsi une dernière fois le vent avant d’être rangés pour longtemps.

Les copains sont là sur le quai, Lulu avait sorti la grosse logistique avec tables, apéro… On continue la soirée chez eux, avec un final en boite pour la miss qui laissera des traces !

Émus ? Audrey avait la boule au ventre au moment de passer la citadelle, moi… rien. C’est limite décevant ! Tout juste la vague satisfaction du travail bien fait, alors que je viens de réaliser un rêve vieux de plus de dix ans, j’aurais quand bien aimé avoir la petite larme ! Je n’y peux rien : je suis sans cesse tourné vers l’avenir, c’est comme ça. Déjà aux Antilles, j’imaginais la suite. Un projet à deux, longuement discuté avec la miss. Remettre Galopin en état pour commencer, notre beau bateau a plus de trente ans et demande une très grosse restauration qui nous prendra sans doute plus de deux ans. Et puis… d’autres balades !

Alors donc, une fois de plus : @ suivre !

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Sur le départ

Nous partons dans la journée, direction les Glenans. L’article sur Faial sera pour plus tard : la connexion est mauvaise et les photos ne passent pas. Nous sommes parés, chargé comme si on partait pour le Brésil, et la météo nous annonce un temps plutôt calme.

@ bientôt !

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Sao Jorge

C’est une fois de plus au moteur que nous avons rejoint Sao Jorge, mais on commence à en prendre l’habitude !

Nous retrouvons Les Alegria, partis la veille de Teirceira et donc arrivés quelques heures plus tôt. La petite marina est bondée, nous sommes d’abord placé contre un quai où Galopin tangue pas mal, à couple d’un pare-battage géant de 48 pieds🙂

Heureusement tout s’arrange assez vite et nous allons bientôt nous mettre à couple d’un Allemand, au calme derrière la digue.

Ayant retrouvé les Alégria (dont l’équipage est temporairement renforcé par Jean et Pierre), c’est donc un programme aperopontons et randos qui nous attends ; deux activités pas forcément incompatible avec un peu d’organisation. Nous aurons ainsi d’excellentes soirées, le barbeuc va tourner, on se fera même deux énormes morceaux de barbaque (3.5 kilos de vache au menu !), et nous aurons aussi une victoire contre les Allemands à fêter (curieusement, la finale nous verra nettement plus calme, contrairement au reste de l’île !).

Et donc bien sûr, nos balades habituelles ;

La pointe ouest et son phare désaffecté :

Faja da Caldeira et Faja dos Cubres (les Faja, aux Açores, sont des sortes de plateaux rocailleux en bord de falaises) :

Puis enfin la Faja de Ouvidor, une balade que nous avons du reporter deux fois pour cause de mauvais temps. Entre-temps Kristel, qui nous avait aidé il y a deux ans à traverser le golfe de Gascogne, nous a rejoint avec son chéri Alan ainsi que Thierry et Stéphanie sur El Duende, leur tout nouveau bateau qu’ils remontent du Portugal. Passant par les Açores ils nous ont rejoint ici et c’est un vrai bonheur de les retrouver, et surtout étonnant de voir l’évolution des gens en deux ans : un bateau, un petit Simbad qui fait là ses premières navigations, formidable !

Et voila, ça se termine pour Sao Jorge ! Nous filons demain sur Faial, Laurent nous rejoint jeudi, et entre l’avitaillement et la préparation de Galopin les journées vont filer vite jusqu’au départ ! Déjà moins d’un mois avant la date fatidique du 06 Aout…

@ suivre !

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Antigua, Barbuda et Saint Martin.

Et voici une nouvelle vidéo montée par la mousse, nos ultimes escales caribéennes :

Bon visionnage !

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Graciosa

Nous quittons Flores le mardi 28, profitant d’une bonne grosse pétole pour filer vers Graciosa. Les Alegria sont déjà partis depuis hier, pour Terceira, et Edelwenn reste encore sur Flores quelques jours ; la Breizh team est donc temporairement dissoute🙂

On ne peut pas dire que nous sommes ravi de reprendre la mer si peu de temps après la transat. En plus il faut se cogner une nav de nuit, ce que nous n’aimons toujours pas malgré deux ans de voyage !

Enfin bon, la mer est pratiquement lisse et, hormis le ronronnement de Malabar qui nous propulse tranquillement vers notre prochaine escale, c’est très calme. Nous verrons tout de même un cachalot à moins de cinquante mètres de l’étrave, mais il nous laisse la priorité et s’écarte sans faire d’histoire.

Nous arrivons dans le cours de l’après-midi dans le petit port de Graciosa. Il y a bien une sorte de marina mais celle-ci est remplie par les bateaux des pêcheurs, et nous allons donc nous amarrer au quai.

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Nous resterons là, aussi au calme que si Galopin était posé par terre, et nous irons faire deux belles balades. C’est facile ici : on tend le pouce, la première voiture s’arrête et son conducteur nous amène tout simplement au départ de la rando !

Le surlendemain nous rendons à la caldeira toute proche. L’île s’enorgueillit en effet d’un site rare : via une tour construite sous terre, nous accédons à une immense grotte au plafond en forme de dôme. C’est un ancien lac de lave, ça sent le souffre ; il est d’ailleurs interdit d’approcher du lac, au fond : les gaz stagnants sont dangereux.

C’est là encore un moment fort, un des endroits magnifiques que notre voyage nous a permis de voir, une nouvelle pépite à ranger dans nos déjà nombreux souvenirs…

Mais le temps file, et après une dernière journée dans l’île consacrée à de menus entretiens et rangement à bord de notre cher Galopin, puis une soirée à la fête locale où nous goûterons le pire vin local que nous ayons jamais bu, nous reprenons la mer, encore au moteur : direction l’île de Sao Jorge d’où je vous écris ce post. Nous y retrouvons les Alégria et de nouveaux voyageurs… Mais ce sera pour un prochain article !

@ suivre.

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retour en Gwada

Nous profitons d’une bonne connexion internet pour vous présenter l’un de nos petits films, monté avec amour par la mousse :

bon visionnage🙂

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