L’été en vidéo

P’tit montage de nos vacances 🙂 bon visionnage !

Publié dans films | 1 commentaire

Le petit tour d’Août

Au retour de Stevenson, nous avions l’intention de monter jusqu’aux Aber… Malheureusement, le vent était nettement contre nous, soufflant assez fort du nord. On a un moment envisagé de descendre en Espagne, mais Galopin n’est pas encore fin prêt pour ça : nous n’avons pas de pilote électrique fonctionnel (le compas me pose des problèmes d’étalonnage et je vais devoir le déplacer sur le portique pour qu’il ne soit plus faussé par l’acier du bateau). Et puis j’avoue ne pas avoir une confiance exagérée dans notre vieux Génois, qui vit sa dernière saison…

Nous décidons donc de nous laisser porter par le vent et filons dans le Golfe du Morbihan, au mouillage au sud de l’île d’Arz. Un bonheur de navigation qui nous permet aussi de retrouver nos marques, on est encore un peu rouillés…

Nous y restons quelques jours, recevons la visite de Manu et Lulu avec leur zodiac, puis le vent tourne au sud-est. Direction les Glénan, en passant par le Crouesty et Port-Louis. L’occasion de se faire une grosse, très grosse frayeur.

Nous venions de sortir du passage de la Teignouse, sous grand-voile et gennaker. Pour remonter vers Port-louis (dans la même baie que Lorient), nous lofons et passons au près bon plein (en terme non marin, le vent vient maintenant de l’avant du bateau). À cette allure, le gennaker ne fonctionne plus correctement et il nous faut le ranger et renvoyer le génois. Inspection autour de nous, il y a des bateaux derrière mais ils sont assez loin. Je vais donc tranquillement à l’avant et enroule le gennaker. puis je me retourne vers l’arrière du bateau… pour voir l’étrave d’un gros voilier, toutes voiles dehors, nous foncer dessus pile dans l’axe du portique. Sous grand-voile seule, Galopin est pratiquement à l’arrêt par rapport à lui.

Je hurle. Audrey se retourne, se met à hurler aussi. Nous entendons un voilier, juste à coté de nous, se mettre à corner.

L’étrave se rapproche de plus en plus. Je commence à calculer comment ça va taper : dur, très dur. Il va nous enfoncer la plate-forme arrière, qui va s’incruster dans son étrave et lui éclater tout l’avant. Ça va être violent.

Quelques mètres. Une tête apparaît au dessus de la capote de l’autre, qui nous voit enfin. Je peux facilement imaginer ce qui s’est passé alors dans le cockpit : le skipper qui se rue vers la barre, désactive le pilote auto, puis met enfin le grand coup de barre qui évite la collision.

Et pour vous faire bien comprendre que cela a été juste : son génois est venu frotter contre le balcon arrière lorsqu’il a viré ! Il ne devait même pas rester un mètre entre son étrave et nous !

Comment cela a pu se passer ? L’autre voilier marchait très vite, très probablement sous pilote automatique. Sa capote était ancienne, on ne voyait plus rien au travers. Quand nous avons roulé le gennaker, Galopin s’est retrouvé presque arrêté… Pendant ce temps il a filé droit sur nous, sans que personne à bord ne vérifie devant (sur Galopin même sous pilote nous surveillons pratiquement en permanence, et les plexys de notre casquette sont neufs donc nous voyons très bien où nous allons). Rajoutez à cela la vitesse du bateau (un gros voilier qui devait bien faire seize mètres), et tout peut aller très vite…

Bref, on a eu chaud, très chaud… Comme quoi il faut vraiment rester attentif tout le temps, même par beau temps. Un grand merci tout de même au voilier qui nous dépassait, je pense que ses coups de corne ont été plus efficaces que nos cris… Depuis, nous avons nous aussi notre corne de brume en permanence à portée de main !

Nous n’avons pas revu le gros voilier, qui filait lui aussi vers la baie de Lorient…

Puis ce sont les orages qui nous poussent à lever l’ancre, et à aller nous cacher dans le joli petit ruisseau de Saint-Cadou. Ambiance seul au monde, entourés par la forêt.

Nouveau passage de Lulu et Manu, avec qui nous passerons l’essentiel d’une journée à chercher une crêperie… Bon, on aura bien rigolé !

Nous terminons ensuite par une nuit à Sainte Marine, puis nous filons vers Groix, mais comme la météo se dégrade nous décidons de rentrer nous abriter à Lorient, où nous terminons notre petite croisière.

Nous avons ainsi put reprendre Galopin en main. Spi, gennaker, manœuvres diverses, mouillage, etc… Notre bateau « modernisé » et retapé se comporte très bien, les quelques modifications faites lors de la rénovation se révèlent cohérentes : Galopin marche très bien à présent, il est presque prêt au départ.

Et surtout… depuis août, il est à nous : le crédit est remboursé, cela fait ça de plus à mettre dans la caisse de bord !

@ suivre !

Publié dans balades | 1 commentaire

Vacances d’été

Pour bien commencer nos vacances juillet-août, nous avons commencé par… sortir Galopin de l’eau.

L’occasion de voir que la carène a plutôt bien passé cette première année depuis la rénovation : j’ai profité du sablage pour repasser à un antifouling à matrice dure, c’est nettement mieux. Bref, karcher et trois nouvelles couches de peinture, plus quelques travaux divers.

Voila pour Galopin, qui va attendre début août pour retrouver l’eau pendant que nous partons marcher quinze jours sur le chemin de Stevenson. L’année dernière nous avions fait la partie française du chemin de Compostelle, nous remettons le couvert avec toujours la tente et le matos de bivouac. Un chemin plutôt sympa même s’il nous aura un peu déçu : on pensait voir de plus belles choses dans les Cévennes, mais le chemin nous aura fait passer un peu à coté… restent tout de même des beaux souvenirs et de belles étapes :

Nous prenons ensuite une petite semaine pour faire quelques bricoles sur Galopin, puis nous le remettons à l’eau :

(On a l’impression que la miss est sur tous les fronts… je vous jure que j’ai bossé aussi !)

Et pour la suite, on est parti naviguer… @ suivre !

Publié dans balades | Laisser un commentaire

Petite virée d’avril

Cela faisait déjà quelques mois que j’avais prévu de prendre une semaine de vacance avec la miss. Initialement, nous pensions filer en Espagne avec le camion, mais vu le prix du gasoil ces derniers temps on s’est dit que, à bien y réfléchir, pour le prix du carburant nous pouvions largement plutôt aller de marina en marina avec Galopin…

Donc feu, vendredi 17 nous larguons les amarres et filons vers Groix, au mouillage de la pointe de la croix. Une excellente occasion de vérifier le fonctionnement de notre guindeau électrique tout juste posé.

Ce n’est pas la première sortie de l’année, mais jusqu’ici nous nous étions contentés de nous amarrer dans le port de Groix, faute de ligne de mouillage (la chaîne aussi était morte, il a fallu la changer…). C’est donc le premier mouillage depuis le refit, malheureusement nous y passons une mauvaise nuit : en ce moment la météo est compliquée, il fait certes beau mais il n’y a pas de vent et le peu de souffle vient d’un peu n’importe où, ce qui lève un clapot croisé assez infernal : après une nuit à rouler nous revenons à de plus sages ambitions et filons à Port-Tudy.

Lundi, nous profitons d’un peu de vent de nord pour filer sur Belle-île, où nous passerons le reste de la semaine confortablement amarrés dans le bassin à flot, après une arrivée façon course à l’échalote : en attendant l’ouverture de l’écluse, les bateaux s’amarrent à des bouées d’attente à l’extérieur du port du Palais. Nous prenons l’une des premières et prévenons le marineros que nous allons rester plusieurs jours. Celui-ci nous préviens alors qu’il nous fera rentrer dans les premiers.

Sauf que.

À la VHF, nous entendons la capitainerie dire qu’ils ouvrent l’écluse, ce qui ne tombe apparemment pas dans l’oreille d’un sourd puisque la vingtaine de bateaux en attente décident TOUS de larguer illico pour foncer dans le port. Dépité, le marinier nous dit de larguer et de foncer aussi. S’ensuit alors une ruée façon Satanas et Diabolo où nous profitons sans scrupule des douze tonnes de notre enclume pour grappiller une quatrième place au nez et à la barbe d’un gros voilier bleu (qu’une habile manœuvre contraint à choisir entre passer derrière nous ou s’emplafonner une bouée…) Rajoutons pour épicer le tout que le gros roulier qui dessert l’île arrive au moment où tout ce joli monde s’engouffre dans le port, histoire de coller quelques sueurs froides aux derniers !

Bref, une bonne tranche de rire, au final.

Une très belle semaine donc, même si au final on aura fait très peu de voile. Cela aura quand même permis de vérifier certains équipements neufs ou remis en état (guindeau, pilote…) et surtout de constater que décidément, il marche bien notre Galopin !

Le retour, 6 heures au près dans une mer encore agitée avec un bon vent de vingt nœuds. Galopin très à l’aise !

@ Suivre !

Publié dans balades | 5 commentaires

Pas trop tôt !

Il y a maintenant plus de deux ans (décembre 2019), je m’étais lancé dans la fabrication d’une casquette de roof :

Hier, on l’a enfin mise en place !

Oui, je n’ai pas vraiment été rapide… Mais il m’a fallu trouver une méthode pour la faire redresser après l’avoir soudée, puis trouver un sableur pour la mettre au propre… Je vous passe les détails. Il me reste quelques finitions à faire encore : un joint entre le roof et la « capsule ISS » comme l’ont surnommée les potes, l’installation des tuyaux pour récupérer l’eau de pluie (il y a une tétine soudée de chaque coté, voir dernière photo) et le coup de peinture final.

En tout cas j’en suis content et c’est déjà agréable de pouvoir ouvrir la descente sans se prendre de la flotte lorsqu’il pleut…

@ suivre !

Publié dans Rénovation | 1 commentaire

On a craqué…

Je ne pensais pourtant pas naviguer cet hiver… Mais les conditions météo de cet automne sont exceptionnellement tentantes !

Nous sommes donc sorti avec :

  • -Un bateau mal équilibré (il gite un peu sur bâbord, il faut que je change le parc à batterie de place)
  • -Un génois à l’agonie depuis la Guyane
  • -Un guindeau bien posé… sur le sol du garage de mes parents (donc pas de mouillage)
  • -Une grand-voile avec deux lattes en moins, sans lazy-jack ni lazy-bag, donc qu’il fallait ranger après usage
  • -Pas de filières basse
  • -Les renvois d’écoutes absentes (remplacées par celles du spi)
  • -Un roof flush deck vu qu’on a pas encore récupéré la « casquettentôle »
  • -Plus de cirés (mais des gants de voile tout neufs)
  • -Des feux de détresse réglementaires périmés depuis un an
  • -Plus de radeau de survie (mais ça on s’en tape, on n’allait pas loin)
  • -Et un problème au niveau du tourteau d’inverseur un peu compliqué à expliquer

Donc totalement à l’arrache.

(Mais en sécurité, hein ! Les gilets de sauvetages sont révisés et les feux de détresse sont toujours fonctionnels même périmés d’un an)

Et putain quel pied ! Un vent parfait pour nous amener sur un bord de près bon plein jusqu’à port Tudy, un petit resto sur le port, et le retour au portant… Enfin nous retrouvons notre vie !

Le bateau s’est porté comme un charme, tout heureux de retrouver l’eau libre avec sa carène toute propre, toute lisse. Nous avons retrouvé tout de suite nos marques, testant pour l’occasion les nouveaux accastillages : winchs et bloqueurs de pont modernes qui facilitent les manœuvres, et surtout la filière haute remplacé par un tube d’inox : c’est incroyablement sécurisant, ce truc !

@ suivre !

Publié dans balades | 1 commentaire

Le résumé de quatre ans et demi…

Publié dans films, Rénovation | 2 commentaires

Quelques nouvelles

Pas grand-chose à dire ces derniers temps, on a pas mal ralenti même s’il y a quelques avancées.

Déjà, le circuit d’eau douce m’a donné pas mal d’emmerdes, avec une fuite incompréhensible causée apparemment par le montage d’un filtre. Il a fallu ensuite s’occuper du lave-main du chiotte : l’ancien lavabo était en bon état et je pensais tout simplement le remettre, mais je me suis rendu compte que le trou pour la bonde n’était pas au diamètre standard… Après quelques galères et une tentative de soudure, décision fut prise d’en acheter un neuf. Sauf que bien entendu, il était impossible de retrouver un lavabo aux mêmes dimensions que l’ancien !

Du coup j’ai dû rajouter un cp de 5mm sur le dessus du meuble, puis tout repercer aux nouvelles dimensions, puis peinture, joint, montage… bon, au moins maintenant c’est réglé !

Reste le miroir à fixer, et installer un support pour le pq…

Du coté du cockpit, notre vieux taud a repris du service, ainsi que la table remise en état.

J’ai aussi pas mal bossé dans le coffre arrière, fait pas mal de finitions…

  • La casquette et le safran sont partis au redressage ;
  • J’ai retapé la dérive en rebouchant les sillons creusés par les plots de serrage ;
  • L’ensemble dérive/casquette/safran partira bientôt à la peinture ;
  • On fait des devis pour la sellerie ;
  • Les portes et la partie « évent/sortie eau de mer » de la cuisine sont en peinture ;
    • Et pour finir le chantier « carène » devrait être effectué courant mai comme prévu.

Nous sommes donc plutôt confiant dans une remise à l’eau courant juin.

Bref, pas beaucoup de nouvelles, mais on avance.

@ suivre !

Publié dans Rénovation | 1 commentaire

La ré-installation

On n’a pas posté grand-chose ces derniers temps, mais nous venons de vivre une période un tantinet intense…

En décembre puis janvier, j’ai terminé le coffre à gaz et réglé pas mal de détails entre moteur, coffre arrière et cuisine.

Ensuite, le samedi 30 janvier le mât est monté sur le pont. Une bonne partie du mois a donc été consacrée à sa préparation : changement des câbles électriques, remplacement du projecteur de pont, tri dans les haubans, et enfin levage afin de le poser sur une remorque : ainsi nous avons pu le sortir et le positionner à coté de Galopin. Il a ensuite été monté grâce au tracto du tonton, une opération quelque peu stressante, voire franchement « banzaï » : si c’était à refaire, je chercherai à avoir un télescopique, ça aurait été moins casse-gueule !

Et, enfin, deux jours plus tard, Galopin a repris la route sur la même remorque qu’à l’aller. À ce sujet, si vous devez déplacer un bateau, je vous déconseille l’entreprise MEDIACO Lorient : leurs chauffeurs sont très bons, rien à redire, mais leur responsable… je ne peux guère vous donner les qualificatifs qui me viennent à l’esprit (ce blog est public), mais disons simplement que j’ai trouvé que son professionnalisme n’était pas fameux (la sirène que vous entendez peut-être, c’est mon détecteur d’euphémisme qui surchauffe).

Bref.

Au moins Galopin a fini par arriver à bon port !

Depuis, j’ai pas mal bossé : pour commencer j’ai emménagé seul pendant deux semaines, le temps de régler divers détails. Remâtage, puis rebranchement des appareils de nav : Gps, feux de tête de mât, Ais, projecteur de pont, notre nouveau combiné girouette-anémo dont l’afficheur vient remplacer l’ancien loch, une nouvelle girouette Windex en tête de mât, et surtout le portique et les panneaux solaires afin de rendre Galopin à nouveau autonome, vu que notre vieux chargeur de quai est en train de nous lâcher…

J’ai aussi racheté la cabane de chantier dans laquelle nous stockions nos outils à Inguiniel : comme celle-ci n’avait pas roulée depuis genre vingt-cinq ans, j’ai passé un peu de temps à m’assurer que tout fonctionnait parfaitement, et suis ensuite parti plutôt serein du chantier… sans vérifier l’attelage du fourgon. Pas habitué à ce type de remorque à timon industriel (un simple anneau), ni a l’attelage correspondant, j’ai tout simplement oublié de mettre la goupille de sécu… et j’ai perdu la remorque à la sortie de Plouay, heureusement juste après un dos d’âne donc à faible vitesse !

Puis Audrey m’a rejointe et nous vivons depuis sur le chantier, ayant très vite repris nos marques à bord de notre bon vieux Galopin que nous retrouvons avec plaisir. Seule ombre au tableau, nous ne sommes finalement que deux : notre chat Poltron a disparu juste après le déplacement du bateau. Une coïncidence plutôt étrange, nous supposons qu’il a senti un changement arriver et s’est trouvé une autre maison… Peut-être un jour en saurons-nous davantage puisqu’il est pucé !

Et la suite ? Si le plus gros du boulot est fait, il me reste une quantité effarante de finitions. J’ai donc de quoi m’occuper les prochains mois, car nous avons déjà des dates en vue : courant mai le chantier viendra s’occuper de nos œuvres mortes, puis en juin Galopin devrait enfin retrouver l’eau.

Avec l’ami Yannick, mon pote électricien (entre autres) qui s’est occupé du circuit électrique, nous nous étions fait la réflexion que les bateaux qu’on croise en campagne, posés sur des étais dans un champ ou près d’un entrepôt, avaient tendance… à y rester. Pour Galopin ce triste sort a donc été évité !

Quatre ans de boulot… Et c’est assez étrange mais, depuis que je suis de retour dans un chantier naval, j’ai le même sentiment qu’en arrivant d’une longue traversée. C’est une sensation peu explicable, mais les dernières années ont comme disparues : je sais qu’elles sont passées, je m’en souviens, mais ma mémoire n’y attache aucun sentiment particulier, aucune notion de temps. Je crois que c’est un phénomène qui s’est développé chez moi au cours du dernier voyage, c’est peut-être ce que Moitessier appelait la « cape morale » : tenir, avancer, ne pas penser à la totalité de la route, juste faire une chose après l’autre. En définitive, je dirais que si vous pensez vous lancer dans une rénovation de l’ampleur de celle que nous sommes en train de terminer, je n’aurais qu’un conseil :

À suivre !

Publié dans Rénovation | 1 commentaire

Un grand pas en avant

Parfois une image vaut 1000 mots… et justifie 1000 maux.

Publié dans Rénovation | 3 commentaires