Nouveau blog

Nous allons mettre de coté la voile quelques temps, mais nous continuons tout de même nos virées… en cam’s. Un autre blog vient donc d’ouvrir, pour ceux qui souhaitent continuer à nous suivre :

https://camsgalopinblog.wordpress.com/

@bientôt !

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Deux mois déjà…

Et voilà, deux mois que nous avons passé la citadelle de Port-Louis, après deux ans de balades et avec l’impression de revenir d’un week-end à Groix…

Le mois qui a suivi, nous sommes allés nous promener dans le golfe du Morbihan, laissant Galopin mouillé tout un week-end devant l’île Longue pendant que nous étions invités ailleurs.

Nous avons ensuite visité l’île d’Arz, monté jusqu’à l’île de Houat où nous avons retrouvé Kristel et Alain le temps d’une petite journée, puis nous sommes redescendus en tirant des bords jusqu’à Lorient. L’occasion de constater que, décidément, les voiles de Galopin n’en peuvent plus : nous avons mis douze heures à atteindre Lorient, ne parvenant plus à serrer correctement le vent avec nos toiles défoncées… sur le fond, on a fait du deux nœuds à l’heure !

Puis Galopin est resté une semaine au Kernevel avant de rejoindre Lorient. Une dernière sortie familiale à Groix :

Puis nous avons pris nos quartiers d’hiver dans l’avant-port où notre bateau bien fatigué restera désormais amarré jusqu’à sa future sortie d’eau.

Depuis on a la tête dans le guidon. Audrey a fait sa rentrée fin Août, dans une école maternelle de Lanester. Moi j’ai temporisé un peu, le temps d’aménager un fourgon et de faire les nombreuses démarches nécessaires à la reprise de notre vie de terrien. Je n’ai repris le travail que début octobre.

Alors, dure, la reprise ? À vrai dire, on n’appréhendait pas vraiment : nous tournons certes une très belle page, mais on continue d’écrire sur la suivante ! Pour le moment, nous organisons notre vie pour les prochaines années. Du boulot, et un fourgon aménagé pour la liberté.

Car si nous vivons toujours à bord, ce n’est pas appelé à durer : nous allons garder Galopin, mais en lui faisant une rénovation profonde. Il l’a bien mérité : notre esquif a déjà plus de trente ans, et ces deux dernières années ont été intensives.

15 000 miles, ou 25 000 km. Soit dix ans d’utilisation normale d’un voilier ! Quand nous sommes partis, le bateau n’était pas neuf et, sur de nombreuses choses, j’avais estimé qu’elles tiendraient bien un an… et elles en ont tenus deux !

Mais Galopin fait peine à voir : la peinture de coque est cuite, un hublot dégueule de la rouille, l’impact de la pirogue en quittant la Gambie est bien visible, les tauds sont fatigués, la capote est bonne à jeter, les bois du cockpit font grise mine, et je ne parle même pas de l’état des vernis dans le bateau… Du coté des voiles, si la grand-voile est encore en bon état il lui manque deux lattes, la trinquette est défoncée, et je suis à vrai dire étonné que le génois soit arrivé à Lorient sans se déchirer tellement il est cuit : c’est la bande anti-UV qui tient la bordure, la toile part en morceaux dessous ! Rajoutons que notre  » parc à batterie  » n’en comporte plus qu’une, et que la cuisinière est HS…

Bref, on a du boulot, mais rien d’insurmontable. On a déjà un hangar où rentrer Galopin, mais il reste à trouver une entreprise pour l’y amener et lui en faire passer la porte, et surtout l’argent pour payer la manœuvre : après deux ans la caisse de bord hurle à la mort. Nous allons donc attendre patiemment qu’elle se refasse une santé, ce qui ne devrait heureusement pas prendre trop de temps avec deux salaires et pratiquement la même vie qu’en voyage…

Puis :
-Nous mettrons la coque d’acier à nu pour la repeindre intégralement ;
-Tous les hublots seront changés ;
-Il faudra probablement refaire le voile de dérive, qui n’est plus étanche et doit donc être bouffé de l’intérieur : on verra au démontage ;
-L’aménagement sera remonté en le modernisant : peinture blanche sur pas mal de pièces, remplacement de la cuisinière… et pour le reste on ne change rien il est parfait pour nous !
-Remplacement des haubans, changement du génois, et réflexion sur notre voile d’étai largable : on remplace la trinquette ou on en fait faire une spécialement pour le près serré ?

Tout ces travaux seront réalisés tranquillement, et devraient nous prendre deux ans. Et après ? Et bien, on verra ! Nous voulons (bien évidemment !) repartir, reste encore à déterminer le trajet. Deux idées surnagent pour le moment : un voyage d’un an en méditerranée, et un projet nettement plus balèze passant très (très)(beaucoup) au nord… Tout reste à voir, dans tous les cas nous avons devant nous plusieurs années pour y songer !

Et pour le site ? Et bien, les balades vont sérieusement se calmer vu que les cigales vont redevenir fourmis. Mais je posterai tout de même d’autres virées, cette fois en fourgon.

Alors donc, et pour encore longtemps j’espère : à suivre !

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Le compas de relèvement

(le système de blog n’est pas vraiment pratique pour tenir une discussion, mais il s’agit ici de la suite du post précédent, suite à un nouveau commentaire du sieur Olivier, décidément très affuté 🙂 )

Lors de l’achat de Galopin, nous avons eu avec le bateau ce compas de relèvement électronique :

index

Sans vouloir faire de mauvaise pub, il s’est révélé tellement peu pratique à l’usage que nous avons rapidement pris l’habitude d’utiliser ceci :

boussole-plongee-compas-beuchat

Double usage (plongée et navigation 🙂 ) et aussi efficace que les compas de relèvement traditionnel (il y a une fenêtre de visée sur le coté). Elle s’est montrée également tout à fait efficace comme compas de secours !

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Réponse à un commentaire

Olivier a écrit :

J’ai pas bien compris comment ça peut être le black-out électrique total alors qu’il y a des panneaux solaires, ni comment c’est possible que la batterie moteur et la batterie auxiliaire lâchent pile en même temps… J’imagine que tu as écarté un éventuel problème de mauvaise mise à la masse?
Je pensais aussi que tous les moteurs marins pouvaient se démarrer à la manivelle, apparemment c’est pas le cas 🙂 (faudra que j’essaie une fois d’ailleurs, histoire de pas être en panique le jour où y’a besoin…)

Merci pour le commentaire Olivier 😉

1) Les panneaux solaires ne voulaient envoyer du jus que s’ils étaient reliés aux batteries… comme celles-ci chauffaient et bouillonnaient (on voyait bien que du liquide avait coulé par le « trop-plein ») j’avais nettement trop peur qu’elles explosent ! Elles ont vraiment lâchées d’un coup, et les charges moteur et panneaux les faisaient rentrer en ébullition (on avait fait plus de 24h de moteur auparavant). Et comme nous n’aurions de toutes façon rien pu faire marcher de nuit ni démarrer le bourrin, inutile de prendre des risques.

2) Sur Galopin, il n’y a qu’un seul parc de batteries, système voulu par l’ancien proprio et que je n’avais pas jugé utile de modifier. Inutile de dire que j’en vois désormais bien mieux l’intérêt !

3) Eh non, les moteurs modernes n’en ont plus, plus de gros volants d’inertie et encore moins de manivelles… On a bien songé à bricoler un truc, mais sincèrement avec les injections directes modernes j’avais un peu peur d’un bon gros retour de compression (je n’y connait pas grand chose sur le redémarrage à la main); une épaule démise au milieu de l’Atlantique ne me tentait pas trop… En plus il aurait fallu redémarrer trop souvent, la solution d’attendre pour se faire remorquer dans le port de Groix paraissait bien plus sécurisante.

Et enfin, j’avais tenté une fois de démarrer à la main le vieux Couach 13 Cv de Gwalarn, mon précédent bateau… je n’y était pas parvenu ! (bon, j’admets ne pas avoir beaucoup insisté non plus…)

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Relais d’alerte

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matelot@19308
** avis d’inquiétude [voilier RED HEOL, Portugal > Açores]
AVIS D’INQUIÉTUDE – VOILIER RED HEOL
publié le 20 juillet 2016 12:22

Bonjour à tous,

Relayons un avis d’inquiétude pour le voilier Largo 38 RED HEOL de 11,5m en aluminium coque jaune parti de leixoes (Portugal) le 7 juillet en direction de l’archipel des Açores et n’ayant donné aucune nouvelles depuis.

Le voilier est mené en solitaire par un homme de 64 ans.

Indicatif d’appel VHF: FAC9187

Si vous empruntez cette route maritime ou connaissez un équipage sur zone, merci de communiquer l’information et de prevenir le CROSS gris nez en charge de l’opération si vous repérez ce voilier

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Faial, et retour

Nous voici donc depuis quelques jours dans la grande marina de Horta, dernière escale avant les Glénans. Nous y avons retrouvé Les Alégria, les Love Boat et même Edelwen, et tout un petit monde qui se prépare à traverser. C’est donc toujours autant la foire, on se lâche avant de rentrer et les matins sont parfois un peu rudes !

Nous y réceptionnons mon vieux copain Laurent, notre équipier pour la dernière ligne droite :

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Nous parvenons tout de même à effectuer nos balades habituelles, en prévoyant le coup la veille 🙂
La caldeira, avec retour à Horta à pattes, avec Sarah de Love Boat :

Sur le retour, nous voyons une bonne femme sortir à sa fenêtre avec deux coupes de chocolat à la main. En rigolant, je m’approche en disant « ho merci ! »… Et bien c’était vraiment pour nous ! Incroyable, on se retrouve avec une coupe, une bière, et même un pot de confiture maison !

L’accueil des Açoriens est vraiment incroyable… Un bémol tout de même : le stop fonctionne très mal, au final nous utiliserons beaucoup les taxis, heureusement très peu chers.

Nous irons aussi visiter la pointe est. Elle a été le théâtre d’une éruption en 1957, qui a agrandi l’île et rendu inutile un phare :

Ils ont d’ailleurs un problème avec leurs phares sur cette île, comme nous le découvrirons sur la pointe ouest où c’est cette fois un tremblement de terre qui a quelque peu abimé ce bâtiment :

Pour le reste… Entre les fiestas et la préparation du bateau, on ne s’ennuie vraiment pas !

Il est de tradition, en escale à Horta, de laisser un dessin sur le quai. Nous nous y mettons donc, malgré nos capacités en dessins à peu près nulles !

Mais le temps passe, malgré tout… Et il est temps d’en finir : après un gros avitaillement et d’ultime achats, nous mettons le cap vers la France, salué par les copains qui restent encore quelques jours. Cap plein nord, au moteur pour franchir l’anticyclone bien balèze et bien dans notre sud. Galopin navigue sur un véritable lac :

Nous parvenons parfois à faire un peu de voile, moteur coupé… Jusqu’au quatrième jour : Le vent tombe, Audrey tente de redémarrer le moteur… et rien ne se passe. On s’aperçoit que les instruments font des choses bizarres, que le pilote électrique ne réagit plus beaucoup, et que le frigo ne parvient plus à démarrer. Le verdict tombe très vite : nos batteries viennent de lâcher totalement.

Nous apprendrons plus tard que ces batteries modernes, sans entretien, ne préviennent pas avant de lâcher. Je n’ai donc rien vu venir, même si nous en avions déjà débarquées deux à Sao Jorge : les deux restantes étant encore bonnes, je ne m’étais pas inquiété… Nous sommes à neuf cent cinquante milles des Glénans, sans plus aucune électricité !

Bilan ?

-Plus de moteur, il va falloir tirer parti du moindre souffle pour atteindre notre destination ; probablement Groix où nous pourrons nous faire remorquer dans le port et racheter une batterie (après deux ans de voyage, il est totalement hors de question de se faire remorquer dans la rade de Lorient ! ). Heureusement que nous avons fait réparer le Gennaker à Horta…
-Plus d’instruments. Nous naviguerons avec le GPS de secours, en l’allumant le moins possible, et avec… la boussole de plongée, vu que le compas de Galopin est électrique !
-Plus de pilote, mais nous avons le régulateur d’allure. Il nous faudra cependant barrer lorsque le vent sera trop faible, mais rien de vraiment difficile.
-Plus de VHF fixe. Nous parviendront cependant à bricoler la VHF portable pour la faire fonctionner sur une pile 9V.
-Vraiment gênant, plus de feux de nav : il nous faudra être très attentifs dans les rails de cargos, surtout que notre AIS aussi est en panne. Nous avons cependant de bonnes lampes torches et des feux de secours chimiques, pour la dernière nuit près des côtes.

Et de toutes façons, on a pas le choix, alors haut les cœurs ! Nous mettrons dix jours, après cette panne, pour atteindre Groix avec un vent généralement portant mais plutôt faible. On a fait pas mal de manœuvres, envoi du spi, du Gennaker… On aura réussi à marcher, même lentement, presque tout le temps, avec juste une ou deux journées de pétole.

Et si l’on ajoute que notre vieille cuisinière à pétrole a rendu l’ame, vous comprendrez que cette transat aura eu des relents de MacGiver !

Les deux dernières nuits, avec très peu de vent, auront vraiment été longues… Mais enfin, nous nous présentons devant Port-Tudy. On nous remorque dans l’avant port… Et voilà !

Deux ans de voyage… Et le sentiment d’être partis la veille !

Le lendemain Galopin repasse la citadelle, puis rentre dans la marina du Kernevel. Nous avons mis nos drapeaux de courtoisie à l’arrière, et ils prennent ainsi une dernière fois le vent avant d’être rangés pour longtemps.

Les copains sont là sur le quai, Lulu avait sorti la grosse logistique avec tables, apéro… On continue la soirée chez eux, avec un final en boite pour la miss qui laissera des traces !

Émus ? Audrey avait la boule au ventre au moment de passer la citadelle, moi… rien. C’est limite décevant ! Tout juste la vague satisfaction du travail bien fait, alors que je viens de réaliser un rêve vieux de plus de dix ans, j’aurais quand bien aimé avoir la petite larme ! Je n’y peux rien : je suis sans cesse tourné vers l’avenir, c’est comme ça. Déjà aux Antilles, j’imaginais la suite. Un projet à deux, longuement discuté avec la miss. Remettre Galopin en état pour commencer, notre beau bateau a plus de trente ans et demande une très grosse restauration qui nous prendra sans doute plus de deux ans. Et puis… d’autres balades !

Alors donc, une fois de plus : @ suivre !

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Sur le départ

Nous partons dans la journée, direction les Glenans. L’article sur Faial sera pour plus tard : la connexion est mauvaise et les photos ne passent pas. Nous sommes parés, chargé comme si on partait pour le Brésil, et la météo nous annonce un temps plutôt calme.

@ bientôt !

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